ARCHÉOLOGIE

 

 

 

 

UN OUVRAGE INDISPENSABLE 

 


Bon de commande

volet3BD

 

du 04 au 08 octobre 2017

SANVIGNES la Trèche

3ème BIENNALE

MYCOLOGIQUE


volet3BD

 

Plus d'infos

REVUE N° 166 

juin 2017

 

 

A commander par correspondance à "La boutique"

 

 

  PLUS D'INFOS 

bulletin166

 

Accueil ]-[ Qui sommes-nous ? ]-[ Archéologie ]-[ Archéologie nouvelle
L'ARCHÉOLOGIE NOUVELLE
 
L'ARCHÉOLOGIE AÉRIENNE
avion
      L'archéologie aérienne occupe une place de choix parmi les méthodes de prospection préalables à la fouille. Les anomalies dans la croissance des végétaux, les différences de coloration des sols sont autant d'indices révélateurs de sites enfouis, indécelables lors de simples prospections au sol. L'effet de recul offert par l'observation aérienne à certains moments propices de l'année permet la localisation précise de structures arasées d'anciens habitats. Les fossés comblés cernant les sites défensifs ainsi que les espaces funéraires peuvent de même apparaître de façon fugitive lors de conditions climatiques favorables, sécheresse par exemple. Les moyens aéronautiques employés pour mener à bien cette entreprise ont été et sont toujours ceux fournis par l'Aéro-club du Bassin Minier, implanté sur la commune de Pouilloux. La réalisation de photographies obliques à basse altitude est obtenue de façon commode à l'aide d'appareils photographiques petits formats numériques et la position est repérée par GPS. Deux types de prospections aériennes sont effectuées : des missions aléatoires, dont les résultats fluctuent au gré des conditions climatiques, et des missions commandées sur des sites particuliers déjà répertoriés. Une recherche thématique sur les fortifications de terre médiévales, a été étendue aux régions brionnaise et bourbonnaise, ainsi qu'une recherche exhaustive sur l'occupation du sol perçue dans la longue durée. Les survols à répétition de la vallée de l'Arroux ont permis  de localiser avec une grande précision, la grande voie romaine Autun-Clermont sur une dizaine de kilomètres. Enfin il semble opportun de signaler ici, les lourdes menaces que font peser sur les sites archéologiques les divers travaux agricoles, routiers et autres. Il importe de réaliser au plus vite l'inventaire des sites afin de pouvoir conduire, le cas échéant des fouilles scientifiques dans des délais raisonnables. La sauvegarde de notre patrimoine archéologique est à ce prix.
 
L'ARCHÉOLOGIE DU PAYSAGE
 
      Les haies, les chemins, les champs et les forêts sont les éléments les plus marquants du paysage rural dans lequel nous évoluons. Leur agencement et leur répartition expriment et manifestent l'originalité de chaque civilisation agraire ; cette image du monde rural n'est en grande partie celle de la société qui l'exploite et qui y vit aujourd'hui que par héritage, puisque nombre d'étapes antérieures subsistent dans son parcellaire: les étapes les plus marquantes (voies romaines, exploitations seigneuriales et ses annexes - étangs et moulins notamment villages désert, etc...) ont laissé des traces composites et souvent surimposées qu'il n'est pas toujours facile d'interpréter.
 
* Les méthodes
      Toutefois, une large palette de méthodes (étude de plan terrier et de cadastre, toponymie, photos aériennes, prospections et fouilles archéologiques, etc...) permet de faire la part des choses. Le Clunisois et le Charolais qui ont la chance d'avoir été faiblement remembrés se prêtent particulièrement bien à ces études. Une enquête mettant en pratique ces méthodes a été réalisée (commune de Bonnay) et une synthèse plus générale est en cours, portant sur les systèmes agraires et leur évolution, les exploitations seigneuriales et leur insertion dans le parcellaire actuel (également le point plus particulier des étangs et des moulins médiévaux), les rivières et leurs aménagements, le problème des villages désertés du confluent Grosne-Guye. Un paysage donc où "la longue durée" est partout présente mais également un paysage mouvant et dynamique qui exprime le poids de l'activité humaine sur l'aménagement des milieux naturels.
 
* Recherches sur l'occupation des sols dans la région charolaise
      A l'inverse des territoires proches, Chalonnais, Mâconnais ou Morvan qui ont été des sujets d'inventaires achéologiques, la région charolaise n'a jamais fait l'objet d'une étude de synthèse concernant l'évolution du peuplement et l'histoire de l'occupation du sol. De fait, cette petite région, au caractère rural bien marqué, bénéficiait il y a peu, d'une solide réputation de "vide" sur le plan des découvertes archéologiques. Ce n'était en fait qu'un retard dans la recherche, conséquence d'une absence quasi complète de chercheurs consacrant leurs efforts à cette tâche. Il est vrai que la collecte, et au mieux l'étude de l'objet furent longtemps de mise en archéologie. Afin de nourrir la connaissance historique sur des problèmes de rupture ou de continuité dans l'occupation des sols, une enquête basée sur la prospection aérienne a été entreprise avec des moyens modestes depuis 1978.

 

 

L'ARCHÉOLOGIE INDUSTRIELLE
usine
      Dernière née des disciplines archéologiques, l'archéologie industrielle est particulièrement adaptée à notre région puisque l'industrialisation y a laissé nombre de vestiges d'un grand intérêt (canal du Centre, exploitation minière, cités ouvrières dont notamment celle de la Combe aux Mineurs au Creusot une des plus anciennes encore conservée en France, etc...). Ces sites, dont certains sont protégés au même titre qu'un château renaissance ou un hôtel particulier du XVIIIe s., ont suscité d'abondantes études, notamment dans le cadre de l'Ecomusée du Creusot - Montceau-les-Mines (ce qui fait d'ailleurs de notre région une des régions pionnières pour les études de ce type en France).
      Bien moins connue, l'industrie rurale mérite qu'on lui porte un intérêt accru : notamment les industries céramiques partout présentés et qui font l'objet actuellement d'une étude portant plus particulièrement sur les tuileries et les tuiliers du XVIIIe s., dans le Charolais (région de Viry-Mornay) dont certaines productions (carreaux avec marques de fabrique) sont présentés dans cette exposition. De même, les vestiges des forges du Verdrat (Mornay) mériteraient une étude approfondie qui améliorerait la connaissance que nous avons de cette période.